Anjou Coteaux de la Loire AOP
À l'ouest d'Angers, Anjou Coteaux de la Loire suit le fleuve depuis Bouchemaine, au confluent de la Maine, jusqu'à Ingrandes et au Mesnil-en-Vallée. Le vignoble reste à moins de trois kilomètres de la Loire. Ses blancs doux de Chenin naissent sur des coteaux schisteux, abrupts près de Bouchemaine puis plus modérés vers Ingrandes, au contact immédiat du paysage fluvial.
La Loire intervient tout au long de la maturation : elle modère les températures, canalise des vents qui dessèchent les baies et apporte des brumes matinales favorables à la pourriture noble. Les vendangeurs reviennent plusieurs fois dans les parcelles pour choisir à la main les raisins concentrés. Cette récolte tardive donne des vins où la douceur garde de la fraîcheur, avec des arômes floraux et de fruits frais, secs ou confits.
Organiser une dégustation autour de l'appellation Anjou Coteaux de la Loire
Repères clés
- Région : Vallée de la Loire
- Type d'appellation : AOP / AOC
- Couleur : Blanc
- Cépage : Chenin
- Situation : Bords de Loire, à l'ouest d'Angers
Vins, couleurs et styles
La douceur et la fraîcheur se côtoient en bouche. Les arômes mêlent des fleurs à des fruits frais, secs ou confits, avec une expression qui évolue au cours de la garde.
Cépages de l'appellation
Blancs
Chenin Blanc
Territoire
Les terrains sont surtout schisteux ou schisto-gréseux. Les sols sont très minces : la roche mère se trouve le plus souvent à moins de quarante centimètres, avec une réserve en eau limitée.
La Loire régule les températures et canalise les vents qui peuvent dessécher les raisins. Ses brumes automnales accompagnent le développement de la pourriture noble. Les pentes très marquées de Bouchemaine deviennent plus douces vers Ingrandes.
Élaboration
La vendange est manuelle, par tries successives de raisins surmûris. La concentration se fait sur pied, avec ou sans pourriture noble ; après fermentation, le vin conserve au moins 34 grammes de sucres par litre.
Histoire
Les Coteaux de la Loire figurent dans un traité viticole de 1749. L'appellation est reconnue le 26 août 1946 ; à partir des années 1980, les vignerons renouent avec la recherche de vins plus concentrés en sucre.